poésie et textes imagés
souvent, quand mon coeur se déchire, je laisse à la nature le soin de me soigner;
prendre l'air à pleine gorge comme une envie de crier un vent de tempête,
je flâne à la recherche d'un endroit quelque peu solitaire, silencieux
pour méditer calmement et panser toutes mes pensées douloureuses.
j'écoute le chant de la mer qui emporte dans sa houle la fureur de mon sang,
j'hume l'air frais qui m'entoure et dissipe tranquillement mes humeurs lancinantes
je jette des pierres du bout du pied ou de mes doigts pour retrouver une certaine sérénité
là, enfin je m'en sens prêt à m'arrêter d'essayer de comprendre l'impossible
alors je n'ai plus le choix que d'accepter le passé mais surtout l'avenir qui m'attend
je m'allonge pieusement sur la Terre de la méditation
je regarde les contrées célestes déverser en mon corps leur beauté inaccessible
une infinité d'astres ancestraux qui opère leur magie, la force de la vie.
que j'aime contempler, insoucieux, ces parfums de rêverie
l'impression étrange que toutes ces lueurs veillent sur moi
que je suis certes une minuscule créature dans l'infini contré de l'espace
mais précieuse puisque vivante, j'ai cette chance qui est d'exister, simplement.
alors je retourne une fois de plus mon regard vers les cieux, ces lueurs inaccessibles
je me tiens debout face à elles, émerveillé et rempli d'un sentiment de liberté,
je me demande à chaque fois si quelque part dans cet obscur endroit scintillant
quelqu'un a fait de moi une étoile étincelante dans le coeur d'un rêveur.
je lui murmure de ma flamme hurlante: tu es vivant, vas vivre maintenant.
je marche toujours jusqu'à ce que le temps brume le passé de mon présent