poésie et textes imagés
Il est tellement plus facile de se cacher, de jouer, de dissimuler
Que de les avouer au monde surtout lorsqu’on aime, nos sentiments.
L’amour; celui là même que tout le monde recherche,
Se fout bien de nous.
À peine a-t-on le temps de le trouver que déjà il nous tourmente,
De milliers de questions aux milles réponses aux centaines de questions;
Un vrai supplice en soi que d’aimer pour de bon;
Être un peu perdu surtout maladroit quelque peu étourdi
Comme si tout cela n’était pas assez difficile sans ça.
On essaie de rester le même, même si ça nous est impossible
Puisque devant tant de merveilles notre orgueil se fait tout petit.
On se demande à quand notre cœur nous emporte
En avoir marre d’attendre la bouche sèche, le cœur tendre.
Allusions perdues au milieu de quelques conversations
Un sourire qui naît à l’autre bout de l' univers, on s’y perd.
À ce moment précis, on l’a caché, on l’a joué à en perdre la tête
Et pourtant quand arrive l’heure fatidique où un ami vous demande
« t’es amoureux toi, ça se voit tout de suite, aller dis moi »
Tout ce que l’on trouve à dire c’est « où t’as été chercher ça ».
Puis vient les rendez-vous discrets, puis ceux du cinéma
« ça te dis de dîner chez moi ce soir, c’est moi qui cuisine »
Sous traiteur au marché, petite soirée aux chandelles.
On s’est déjà où on s’emmène et on fait semblant d’hésiter
Sûrement par goût de la bonne éducation
Celle qui fait que nos regards se croisent
Comme une tourmente profonde qui saigne
Chacun à n’en plus pouvoir attendre mais attend quand même
Que l’autre se décide alors qu’il n’y a plus temps de décider
Vu que tout est déjà acquis même plus qu’ils l’espéraient.
Et maintenant qu’ils s’embrassent fougueusement,
je sais déjà les paroles qui vont suivre
« ça fait si longtemps que j’attends ça »
Comme quoi voilà…